Limpide

Le miroir se déplace
Sa surface?
Parfois délicate, parfois dure comme la douleur
Sa couleur?
Idéale,

Embrasée de tons nocturnes
D’oraisons délicieuses, peureuse, l’âme réelle avance doucement
Dans l’erreur magnanime.
Nous prenons toujours, en ce qui concerne le Sujet,
De bien mauvaises et douces décisions.

J’ouvre la porte,
Laisse apparaitre l’oxygène du monstre
La réalité de l’élément qui nous contrôle

Ma parole contre la sienne
La mienne
N’est rien en comparaison

L’amie lointaine me regarde
Lézarde l’ardeur qui s’approche
Je t’ai vu sans reproche
Comme une évidence du bien-être

Autour de toi, j’ai bâtis
Une maison, des fenêtres
Un temple pour ton être
Et de la lumière
Pour tes pensées
Un puits pour nos nuits agiles
Nos moments rassasiés

Sans compter,
J’ai tout construit
Et aimé les moindres détails
Jusqu’à la clepsydre
Au dessus du lit
Pour lire le temps
À l’ancienne
Te souviens-tu
Des portes cochères
Pour le bétail

En voyant la nuit disparaître
Je t’expliquerai
Comment les faits
M’accaparent

Savais-tu qu’au printemps
Chez nous
Les morilles aiment pousser
Proche des Frênes
Voilà des habitudes
Succulentes

Cette tournure, peut-être surprenante
N’est pas une transition vers l’irréalisme
Je ne me le permettrais pas

Je reviens au fracas
Et à l’allure
De mes envies divines
Mon amie se dandine
Entre un élan spontanée
Et la logique qui habille presque tout
Comme un étang

Manger de la gouache
Renifler une punaise écrasée
Lécher un tube de colle
Pâlir lorsque l’alcohol
Nous enlace
Rougir devant la glace
Frémir de notre destain
Tout en sachant qu’il n’y a rien
Notre route
S’écorcher les genoux volontairement
Pour voir le sang sécher en croutes

L’argile liquide devient forme
Par la lenteur acceptée

Nous découvrons tout
Par l’expérience négative
Et le regret précoce
S’habille parfois
De cotillons contemplatifs
Mon bonheur consiste
À Savoir comprendre
Sans vraiment connaître
Et à Sa présence

Voilà mon émoi qui s’active
Une douleur peut être?
Un étalage limpide?
L’ingénue n’est qu’un fantasme d’or
Alors notre tribu s’étonne
Et l’orage du désaccord
Détonne et fracasse tout

Saviez-vous que j’ai toujours eu besoin d’un guide
D’un idéal complémentaire
D’un pied-à-terre pour pouvoir vivre personnellement
Alors que tout le monde s’endort

Rencontrer les âmes rares
Aux volutes évadées d’autres mondes
C’est comprendre
Et ressentir
L’énergie féconde
C’est ralentir
L’écho de ces cris du début
Et leur distance
Avec la transe du curare
Et le départ assuré

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10-13-2009

Snow glow white clouds
Tried loud to bend the light
Cried watching lives left stunted
Stunned
Sun now moon
Noon now midnight

Soon the stage
Will be decorated
Soon brave they’ll advance
To the starting line
I lost most of you
In an instant
Distant I smile
Watching those ideals
That I have painted
With clay and shadows
Be revealed
And redefined

In a mute forest resides and cocoon
Inside – you will find me
Caressing deep
The ideal that for others perhaps
Does not exist

In a sudden scream
The glass shatters
The blood – our wine – flows
Snow glows red loud
Tries again to send that light
Towards you

You will have to find
The impeccable way
Of what is simple and yet
Beyond our understanding
While I, there,
Will be standing
Watching from my distance
The astonishing beauty
Of love’s dance

Stunned
Moon now sun
Another day passed by
Away
On to me

The beacon was real
The beacon is now
My destiny

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Sound \ Source

…. A sound is a source
An intention
A wave trembling – traveling through the air
An eager recipient enabling the interception of my meaning
A beginning of an interaction
An action of hearing
And wondering
Where/why does the sound
Exist

I never have an answer to these questions
I have gestures, waves – A relation

Only persists a certainty
Of my desire to be close to the ear
That hears me

Do you understand what I mean?
Is there space
Between you and your patience?
Between what you have to do
And the elegance of what is?

My sounds crave this prison
Of spontaneous infinity

After floating long enough
On the surface of a mountain lake

I dried myself with arborescent ferns
Chewed on a few licorice roots
Smoked dried orchid leaves
Harvested enough fruits
For survival and all ceremonies
For we must live and celebrate

(…)

I walked
Avoiding all sharp shadows
Slashed at a few assailants
Turned left and right
Stumble towards my home
An upside-down dome
From which
Everything is under my control
Everything is different
And unreal
And yes
Upside-down,

It’s when I repeat myself
That I know I ought to stop

My story is over

You
Tremble and chose
To stay a little longer
Near

The silence that comes …

After …

Wraps and defines
All meanings

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Sans Titre

Parfois, j’oublie
Alors tout me tracasse.
Mon visage au vent se fracasse
Le sable lacère,
L’idée lentement construite
Se désintègre à l’hémisphère,

Je souhaite la profondeur de l’œil que je dévisage
J’espère qu’il ne s’en rend pas compte
L’observation productive dépend du bien-être du sujet
Et non pas du paysage

Voudriez vous m’accompagner
Une après-midi courte et limpide
Marcher sur des trottoirs veloutés
Chercher des fenêtres mis-ouvertes, translucides
D’où s’échapperaient des chants frais
Des pleurs heureux de mots à peine dits
D’amours retrouvés entre deux bourrasques
Entre deux lits

Sur les dessus des tuiles
Les chats engrangent la chaleur
Si rare et jamais cruelle

Entendez-vous
Les pupilles qui lézardent
L’harmonie du sens
Sous la dentelle ?

Les moments à  saisir
Regorgent
Sous les toits

Les  savourer alors
Sans tracas
Sentir la peau qui glisse et crisse sur le marbre
De ses mains expertes, du sculpteur jaillit la forme
De ses abstraction habiles, de l’écrivain pleure le sens
Et abreuve
Les rivières-veines
Apporte la vie sans se presser
L’eau toujours à la bonne température

Certains utilisent les mots, leurs sons
Moi, les images à l’odeur indélébile,
Les cailloux chaux dans la bouche
Les rivières qui sculptent et culminent
Un spectacle intense
Un lac
Sensible, si grand
Dans lequel se reflète mes envies et tous vos tumultes
L’angoisse jamais n’y existe
Et mes louanges toujours enrobe
Ce lac rond pariétal
Idéal indigo de la réalité qui dérobe
Ce que je suis : contraste-écran-fumée

Ce en quoi vous croyez
Sans aucun doutes
Existe

Je marche et écoute :
“ Le croustillement des graviers sous les chaussures
Le vent qui dessine sur les corps gras
qui virevolte en sinusoïdales
Et force les corps minuscules
À déambuler pensant
Qu’une bourrasque pourrait les envoler, les prendre par surprise

Parfois je goûte la voisine, ou plutôt, son violon,
Ou plutôt, le son de son archer au crin si fin si infime
Les cordes vibrent,
Comme un pont vacille
Lorsque la terre s’émoustille
La nature inerte est belle et bien vivante”

Les sons toujours me massent
Le cuir chevelu
Caresse de leurs mains atomiques
Les frissons qui voyagent charnus
En vagues multidimensionnelles
Ma nuque les reçoit, puis mon édifice tout entier
Tressés de questions aux sens multiples
Entendez vous ce délice ?

J’imagine un train se construisant des ailes
De tous ces journaux jetés

À l’aide d’un pont nous traversons la rivière
Alors le train prend sa chance,
Rate un rail et s’envole
Ceux qui ne rêvent pas tombent et se noient
Je profite de ce train borné et ingénieux
Pour m’enivrer très haut
Malgré la mécanique qui n’est pas faite pour ça

Alors je vois la terre si petite et moi, encore plus
J’entends les nuages d’en hauts
Sans les immeubles pour les déchirer
Sans ces oiseaux affamés d’insectes invisibles
Qui jouent de leurs formes
Et les définissent

L’oxygène bleuté est ma couleur tactile
Je respire, docile ; bois ce vent démesuré
Qui toujours m’attire

S’arrêter là …

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(…)

Today I laid on the grass
Here, the natural heat is still on
Bugs carry on and forget that in a month
They’ll freeze
While late bloomers
Will still be scraping off their legs
To their wings
Attempting to attract the others
Musically

Long gone
Long decided
Long matted
Long molted

I laugh,
On the grassy worm friendly floor
Listening to these idiotic males

Today I laid on the grass
Earth reaching
Treacherous perturbations
Of the touching and the seeing
Back, ribs, heels, eyes, temples?
I wondered:
Which part of me is lost in introspections
Which part is not even knowing
that It feels exactly real

Confusing those two elements
Is a sweet vice
And a necessary resolution

Staring into the out-of-focus depth
Past the pallid sky
I see particles never seen before
Jittering from intense
Percutions

I know you’ll believe
The worlds I see

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Blanc – Fixe

Je fixe la page – plage sable blanc fureur clanique casquette contre la canicule et ces virgules qui m’empêchent.
Elle – « De quoi ? »
Moi – « Si je savais, je n’écrirais pas »
Quel début délicieux pour moi, dégueulasse pour certains mais je m’en fiche.  Le papier, chez moi, n’existe plus et puisque la couleur des mots est interchangeable à l’infinie, alors aussi, la couleur pour moi n’existe plus.

Je fixe la page – À l’étage du dessus, habite une âme en phase de perdition. Grandeur imaginaire vulgaire des années vertes, croquantes comme des pommes sans gout aux pépins atrophiés. Le sourire tourne au vinaigre vin aigre déroutant et qui pourtant dégouline partout. Il est dur de dire aux autres ce qu’on ne sait même pas penser complètement alors je me tais mais pour combien de temps ? À quand l’asile … Les îles … C’est pour bientôt car j’ai une alliée kamikaze qui n’a peur de rien et veut tout, surtout me suivre partout et moi j’avance mieux quand elle me suit alors comment dire … c’est une harmonie parfaite fabriquée de ces tissus vites tissés, si solides pourtant qu’on dirait du crin pêche à l’espadon, pointu comme des arpons au narval. Contrairement aux terrestres, les licornes marines existent depuis bien longtemps.

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